• Steve Brissiaud

La respiration / les souffles

L’action de respirer est épatante… Et je vais vous expliquer pourquoi.

Dans la démarche de développement personnel, quelle qu’elle soit, généralement tout commence par la respiration…

Plus on avance, plus on fait le tour des pratiques, et plus on revient au même point : la respiration.

Voilà où se termine le chemin d’apprentissage du mental car le mental ne peut pas passer le cap des secrets de la sagesse.

Il en restera à la porte.

Néanmoins la respiration continuera le chemin puisqu’elle en est une des clés.

Le mental néglige cette facette, lui semblant si désuet et simpliste, cherchant plus nourrissant et attrayant pour lui plaire et le distraire.

Dans le monde des organes, les poumons sont l’unique moyen d’interagir consciemment avec le système autonome car on peut les contrôler.

En effet, si on fait le tour, peut-on dire à notre estomac de digérer 5 minutes de plus ? à notre gros intestin de relâcher les selles sans trop puiser dans l’eau ? ou même à notre cœur de battre précisément à un certain rythme ?

Peut-être de manière plus ou moins indirecte et imprécise mais pas avec la précision de contrôle des poumons comme : retenir sa respiration, inspirer 7 secondes, expirer 9 secondes…

Les poumons sont la porte de communication entre notre conscience et notre corps, notre néocortex et la partie primitive automatique ; parce que oui, si nous « lâchons le volant », le pilotage automatique se remet en route sans avoir à réfléchir. Si nous arrêtons de surveiller la respiration, elle continue toute seule.

Dans la médecine traditionnelle chinoise, on sait que les poumons servent à distribuer le « Chi » (l’énergie) produite par la digestion du groupe « estomac ».

Les poumons aspirent l’énergie par l’air et l’estomac par la nourriture, pour se réunir dans « la fonction* des poumons » et ainsi distribuer cette énergie dans tout le corps. (*comme le programme sous-jacent et non l’organe lui-même).

Par notre « attention » et notre « respiration », nous pouvons également diriger notre énergie. Nous parlerons plutôt ici des « souffles » internes circulants, plutôt que de respiration physiologique avec déplacement d’air (échange O2 et CO2) (voir exercice plus bas).

Si nous nous penchons sommairement au niveau physiologique, nous devons parler des diaphragmes.

Oui il y en a plusieurs !

Vous connaissez tous le diaphragme thoracique avec ce grand muscle au niveau du plexus solaire, dont tout le monde croit se servir correctement (j’en redécouvre encore et encore à son sujet…), mais il y a aussi :

- le diaphragme pelvien (le plancher de votre bassin) ;

- le diaphragme de la gorge (cervical) ;

- le diaphragme crânien.

La vidéo ci-dessus les montre très bien.


Avec la démarche du Chi Nei Tsang (je suis praticien formé et en attente de certification) qui veut dire « massage des organes internes par le Chi » ou « toucher d’écoute du ventre », j’ai eu l’occasion de continuer une spécialisation dans la respiration avec AMDOR (automassage des organes internes par la respiration, ou comment apprendre la respiration totale en utilisant ses multi-diaphragmes) dont je suis également en attente de certification après formation.

Ces démarches nous apprennent que la respiration totale, lorsqu’elle est bien faite, est un mécanisme de pompe interne extrêmement important, réunissant :

- conscience ;

- échanges gazeux ;

- circulation des fluides (sanguins mais aussi lymphatiques. La lymphe n’a pas de pompe comme le cœur, elle est dépendante des mouvements induits par le corps pour faire circuler, et sa circulation est prédominante pour la santé) ;

- brassage de tous les organes internes ;

- responsabilité de la détente tissulaire de l’environnement des organes, prenant en tenaille la colonne vertébrale ;

- circulation des fluides céphalo-rachidiens ;

- la fluidité du Chi, établissant une circulation plus fluide (moins obstruée) ;

- etc. (j’en oublie probablement).

La place des poumons, dans l’énergétique du Tao dans les 5 mouvements, est le « métal » (voir article précédent).

L’élément métal réunit plusieurs organes :

- les poumons ;

- le gros intestin ;

- l’ensemble de la peau.

La peau, protection du corps, « respire ». C’est ce que nous apprend cette démarche. Nous l’expérimentons dans beaucoup de méditations mais c’est le cas également physiologiquement : la « respiration cutanée », nous absorbons de l’oxygène et nous rejetons du CO2.

Tout comme nous nous hydratons également par la peau : il n’y a qu’à voir les passages plus fréquents aux toilettes ou encore la couleur de votre urine qui est très claire après être allé à la piscine, ou après avoir pris un bain !

Et l’hydratation par les poumons est également une réalité :

Le poumon est l’un des organes les plus « humides » (78% d’eau contre 76% pour le cerveau), et il y aurait plus de 2 litres qui transiteraient par les poumons lors de la respiration (on compte un idéal de 50% d’humidité dans l’air pour son environnement d’après les experts). Nous véhiculons donc 2 litres d’eau toute la journée entre l’inspire et l’expire, qu’il est bon de compléter par une alimentation riche en eau (environ 70% en moyenne serait un idéal) et pour finir par un complément en eau « pure » à minima (sans rien dedans, sirop, etc.) avant les repas quand on respire de manière optimale et que l’on mange plus « humide » que « sec ».

Nous remarquons par l’expérience qu’une raclette (avec charcuterie et pomme de terre) demande un complément en eau énorme par rapport à une ratatouille (hormis la question du sel sur ce point-là, en se basant sur le processus de digestion).

Le gros intestin a comme fonction de récupérer l’eau pour l’hydratation. Nous le voyons dans les selles, si nous ne sommes pas assez hydratés par les façons précédentes, le colon ponctionnera l’eau dans les selles pour tenter de combler le déséquilibre. Ce qui provoquera… ? Une des causes de la constipation !

Si nous revenons au corps coté énergétique, dans sa facette bioénergétique, la circulation de l’énergie s’écoule comme un courant qui passe dans le corps à la manière de l’électricité. Mais ici, pas de câblage en cuivre, mais des tissus conjonctifs et de l’eau sont en grandes parties le circuit composant le réseau de circulation.

Celui ci est très proche du réseau sanguin en ce qui concerne les méridiens d’acupunctures et l’on portera assez facilement les centres énergétiques (chakras principaux) aux emplacements des glandes endocrines. (point de vue vulgarisé pour les puristes)

Le Qi gong est une pratique de mouvements permettant d’aider le corps à « respirer », autant dans ses souffles internes que dans tous ses tissus organiques (dans un prochain article).

Exercice :

1/ Investigation personnelle :

L’art de la respiration demande tant d’efforts que nous nous en sommes éloignés. Il s’agit de revenir à une respiration totale comme les bébés, et ce n’est pas seulement respirer avec « le ventre ».

Démarche dans laquelle je peux vous accompagner en cabinet, bientôt, après le confinement.

En attendant, expérimentez une respiration qui prend en compte le dos dans son ensemble, jouez avec votre périnée et explorez les manières de respirer comme sur la vidéo.

2/ Application directe :

Pendant un moment de relaxation, et après la détente de tous les muscles, ayez l’impression de respirer à travers tous les pores de la peau, jusqu’à ressentir véritablement inspirer et expirer par l’ensemble de la peau.

Puis imaginez et ressentez l’inspiration par la peau, et une condensation, une densité de l’énergie à la surface du corps. Vous entretenez ainsi votre système immunitaire.

Si vous respirez à travers la main droite, vous ressentirez plus de chaleur (plus d’énergie), signe d’une orientation consciente de l’énergie par l’attention et la « respiration ».

Conclusion:

La plupart du temps, nous utilisons les poumons à hauteur de 0,5 litres d’air, quand nous respirons de manière superficielle et inconsciente dans le haut de la poitrine. Contre une capacité d’environ 5 voir 6 litres d’air lorsque nous respirons « à pleins

23 rue Abélard, 89100 Sens

Tél : 07 81 35 09 23

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